tuer
Définitions
Tuer employé comme verbe
- Ôter la vie d'une manière violente ; ne se dit pas quand il s'agit d'une euthanasie, ni à la forme pronominale dans le cas d'une mort accidentelle par noyade, étouffement ou empoisonnement : on emploie alors se noyer, s'étouffer, s'empoisonner.
- Provoquer une mort violente par accident, provoquer une mort naturelle en parlant des maladies.
- Causer la mort.
- Fatiguer excessivement le corps, altérer la santé.
- Incommoder, importuner extrêmement.
- Faire disparaitre, anéantir.
- Détruire l'effet d'une chose.
- Dissiper, occuper, en parlant du temps, de la durée.
- Se suicider.
- Se donner beaucoup de peine.
- Éteindre en parlant d'une bougie, d'une chandelle. (Note : ne s'emploie plus guère que dans tue la chandelle, qui s'utilise encore à la campagne pour signifier éteins la lumière
Exemples
Une centaine d'hommes gisent sur le pavé ; les uns sont tués roides, d'autres atteints mortellement.
Sous la première République, au moment même où toute l'Europe nous tombait sur le dos, c'est les curés qui ont excités la guerre civile en Vendée, fanatisant les paysans, les menant au combat, et leur promettant le paradis s'ils étaient tués.
Un autre eût quitté une pareille femme, il l'eût tuée peut-être : moi, je me remis à l'aimer.
Il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes. Il voulait tirer dessus, et se disait en même temps que les tuer ainsi serait une action horrible. Les deux aspects incompatibles du primitif et de l'homme civilisé luttaient en lui.
Il était question dans la complainte d'un assassin qui expose aux juges les raisons qui l'ont poussé à tuer sa maîtresse.
Je ne pus réussir à attraper un seul requin […]. Et cependant, lorsque je tuais l'un d'entre eux avec ma carabine sprinfield, c'était aussitôt une bataille féroce autour du festin cannibale.
Une tuile lui tomba sur la tête et le tua.
Il a été tué par la foudre.
Un coup de sang l'a tué.
Un couvreur tomba du haut du toit et se tua.
C'est vrai qu'aujourd'hui, les inégalités tuent en Seine-Saint-Denis. Ces profondes injustices, que plus personne ne peut choisir d'ignorer, il faudra s'y attaquer de front, avec des actes.
Le chagrin le tue.
Vous vous tuez à mener une pareille vie.
Il se tue à force de travailler.
Ses débauches le tueront.
Ce récit est d'une longueur, d'un ennui qui tue.
Le grand bruit me tue.
La crise des affaires a tué cette industrie.
Cela tue l'effet du spectacle.
Le voisinage de ce tableau-là tue celui-ci.
On peut tuer un poème, comme on peut lui donner des ailes, rien qu'en le lisant.
Les gens se donnent beaucoup de mal pour tuer leur vie heure à heure. Encore n'en sont-ils pas capables tout seuls, il faut qu'on les dirige. Une revue a été créée dans ce but : signaler aux Parisiens, de façon méthodique, les occasions qui leur sont offertes de perdre leur temps.
Nous tuons les longues heures comme nous le pouvons, chacun y mettant du sien — toujours pour les autres.
Et il y avait près de deux heures à tuer. Il hésita entre rester assis sur son banc ou reprendre le métro, mais où aller ?
Un jeune homme que je connaissais à Evian s'est tué sous la fenêtre d'une de mes amies qui avait été coquette avec lui.
La motivation qui pousse à se tuer et donc à tuer ses propres divinités est plus grave, karmiquement, que la motivation qui conduit à tuer une autre personne […].
Marat vint à la Convention, monta à la tribune, et pistolet sur la tempe menaça de se tuer si la calomnie l'accusant de la « septembrisade » ne cessait pas. Danton écourta la tragi-comédie.
Je me tue à vous répéter toujours la même chose.
Et enfin les autres se tuent à remarquer toutes ces choses, non pas pour en devenir plus sages, mais seulement pour montrer qu'ils en connaissent la vanité [...].
[...] il regarde ce ravage, il croit que c'est le chat; il tue la chandelle et se met dans son lit,[...].