sacrifier
Définitions
Sacrifier employé comme verbe
- Offrir quelque chose à Dieu ou aux divinités, avec certaines cérémonies, pour leur rendre hommage.
- Se conformer par faiblesse, par complaisance, par habitude.
- Abandonner volontairement quelque chose, y renoncer, pour l'amour de Dieu ou en considération d'une personne, d'une chose.
- Perdre, délaisser, abandonner.
- Rendre quelqu'un victime de quelque dessein ou de quelque intérêt.
- Employer, utiliser ce qui nous est précieux.
- Se dévouer à quelqu'un ou quelque chose sans réserve ; souffrir tout pour son service, pour l'amour de lui.
Exemples
Sacrifier des victimes, un taureau, un agneau. — Abraham consentit à sacrifier son propre fils, pour obéir à Dieu.
Socrate mourant demanda que l'on sacrifiât un coq à Esculape.
(Absolument)
Les deux sœurs se casaient, plus ou moins confortablement mariées, et l'aînée, sacrifiant à la tradition, enfantait régulièrement deux fois tous les trois ans.
C'est bien fait, beau travail, fit-il, je vois que vous avez sacrifié au rite de la petite communauté qui veut que l'intégration ici passe par la production jardinière, une sorte d'urbanité légumière, le raffinement horticole, […].
Sacrifier à Dieu sa haine, son ressentiment, sa vengeance.
Il a sacrifié ses intérêts à son ami. — J'ai tout sacrifié pour vous. — Il a sacrifié sa vie pour son pays.
Sacrifier une chose, une personne à une autre. — J'ai sacrifié mes plus légitimes ambitions à mon repos.
Cet architecte sacrifie la solidité à l'élégance. — Il m'a sacrifié à mes pires ennemis.
Les physiocrates paraissaient disposés à sacrifier les individus à l'utilité générale ; […]
On a sacrifié ce subalterne pour sauver l'honneur d'un homme puissant.
On a sacrifié inutilement les meilleures troupes.
Sacrifier tout son temps, tout son loisir à quelque chose.
Sacrifier son repos, son bonheur, etc., à celui d'un autre.
Sacrifier tout à sa passion, à son ambition, à sa vengeance, etc. — Sacrifier quelqu'un à son ambition, à son ressentiment, etc.
De toute évidence, il était humainement impossible que l'escadre américaine de l'Atlantique pût vaincre les Allemands ; […]. Son devoir, donc, n'était pas de vaincre, mais de se sacrifier, le plus sévère devoir au monde.